Plusieurs récits saints font allusion à ce dicton : « Il sera plus aisé à un chameau de passer par le chas d’une aiguille qu’à un riche ou à un gouvernant d’entrer au paradis ! » Et de rappeler un principe établi : « Aucune gestion n’est innocente ! »
Ceci dit, c’est juste rappeler que lorsqu’on a géré, on reste très vulnérable. En l’espèce, le péché mignon du roi Salomon vis-à-vis de son Créateur, Dieu, en est l’illustration parfaite, car la justice divine elle-même n’est pas linéaire.
En effet, tout ceci pour dire que le témoignage que je me prête à faire pour certains de mes nombreux followers, loin d’un quelconque défi lancé pour qu’on fouille la longue gestion de mon ami Mamadouba Tos Camara, est un témoignage destiné à décrisper le mental de certains de ses nombreux amis et fans qui m’ont interpellé, le croyant dans le filet de la justice. Un peu comme un mauvais passé qui rattrape toujours.
C’est dans l’optique de chercher à amoindrir les effets, toujours incommodes, du buzz créé par une dénonciation calomnieuse à son encontre par un certain Doumbouya (promoteur d’un projet immobilier de logements à construire, selon lui-même, sur une superficie de plus de 450 hectares du même site et d’une valeur financière estimée à plus d’un milliard et demi de dollars américains) et, bizarrement, devenu guide du Procureur spécial (PS), Monsieur Charles Wright !
Dans cette affaire domaniale, Monsieur Tostao est plus blanc qu’une colombe blanche. Cette affaire ne date pas d’aujourd’hui et, si la presse peut remonter le temps, l’une des premières mesures des actes de REFONDATION du CNRD a consisté à protéger les domaines publics contre les prédateurs (domaines publics naturels, patrimoine public non bâti et bâti).
Le Chef d’état-major d’alors, feu Sidiba Koulibaly, conduisait les travaux, accompagné de plusieurs chefs militaires, y compris des ministres concernés. Ils s’étaient déjà tous rendus sur le même site, objet de prédation en fin de compte.
Une maladie faite de laxisme et devenue congénitale à une administration publique qui a maille à suivre la cadence des réformes engagées.
En attendant qu’il vienne, en route pour Conakry, donner sa version aux autorités compétentes, je demande humblement au PS Charles de ne pas du tout quitter des yeux ce fameux Doumbouya, le fameux guide à ses côtés et dénonciateur de l’ancien maire Mamadouba Tos Camara. Son statut reste à élucider dans cette sale affaire de destruction de la mangrove.
En outre, je voudrais humblement suggérer à Monsieur le Procureur spécial de retirer la presse qui est toujours portée sur le sensationnel au moment des enquêtes préliminaires, parce que certaines perceptions empiriques qui touchent à la dignité et à l’honorabilité des uns ne sont plus réparées et, dans cet environnement fortement soumis au numérique, c’est du tort et non de la justice qu’on rend.
Je ne dis pas de retirer les caméras ou les objectifs des appareils des enquêteurs ou de la police scientifique qui pourraient en avoir besoin, mais cela ne doit fuiter qu’après les enquêtes préliminaires et après consolidation des premières convictions.
Enfin, je suis très fier de mon ami qui donne un bel exemple ! Pendant que d’autres prennent des pirogues et bravent les océans, la brousse… pour fuir la justice guinéenne, lui, à 48 heures d’avoir été cité dans un scandale, vient de lui-même affronter la justice en laquelle il fait confiance, en vue de donner sa version des faits.
Comme pour dire : tous les magistrats ne sont pas vendus et pourris.
Puisse Dieu guider et éclairer nos pas ! Amen !
Souleymane Doumbouya














